DE PUNO A LA VALLEE DES MORTS

Publié le par Robert-Regor Charles Mougeot

 

DE PUNO A LA VALLEE DES MORTS

 

LES GRENIERS DE RAQCHI       

 

Dans l’après-midi, ce sont les greniers de Raqchi où les Incas pouvaient faire des réserves énormes de nourriture, pour les temps de disette, car le climat difficile rend les récoltes aléatoires. Quatre-vingt greniers aux capacités incroyables ! Comment sauvegarder la nourriture ? En la dessèchant ! Ainsi, avec les pommes de terre, on fait la tounta : on les fait geler ; les femmes les foulent aux pieds pour en détacher la peau ; elles trempent quinze jours dans l’eau glacée puis elles sont séchées à la gelée nocturne ! Tous les légumes sont ainsi transformés pour être conservés indéfiniment.

Cuzco, vu des ruines de Puka-Pukara, est une immense étendue de toits de tuiles rouges cernée par des collines stériles. Les murs impressionnants faits, comme partout, de pierres ajustées et encastrées, font inévitablement penser à une forteresse, comme le croyaient les Espagnols ; c’était très certainement un centre de douane, un point de contrôle des pèlerins et des voyageurs. Le centre cérémoniel a la forme du puma.

 

PREMIER CONTACT

 AVEC CUZCO,

CAPITALE DES FILS DU SOLEIL

 

Nous ne passerons qu’une nuit à Cuzco avant de repartir le lendemain dans la vallée sacrée des Incas. Juste le temps de découvrir, en fin d’après-midi, la place Huaycapata située à l’endroit exact désigné par Manco Capac ; elle est bordée par la cathédrale, imposante et lourde, construite sur l’emplacement du palais de l’Inca Viracocha, le Quisharcancha, avec les matériaux des palais voués à la démolition par des conquérants avides d’asseoir leur pouvoir sur les ruines de l’empire vaincu. Chaque Inca, chaque « Fils du Soleil », construisait son propre palais sans reprendre celui de son prédécesseur !

L’église baroque de la Compañia s’adosse à la cathédrale, construite par les Jésuites sur les ruines du palais du onzième Inca, Huyna Capac ; là, les artistes indiens la marquèrent de leurs croyances irréductibles par les représentations fréquentes de la lune et du soleil, mais aussi du serpent.

En remontant vers Amaru Hostal où nous logeons, partout, les bases des constructions espagnoles sont faites de murs anciens, parfois de pierres rectangulaires alignées, homogènes et compactes, parfois d’énormes pierres polygonales ajustées avec une précision phénoménale. Cuzco fut le « nombril » d’un monde, comme jadis Delphes en Grèce !

Que nous dit la Légende ? Les ancêtres primordiaux, Manco Capac et Macma Ocllo enfants du dieu Soleil Inti, lorsqu’ils sortirent du lac Titicaca, marchèrent jusqu’à Cuzco ; là le bâton d’or que le Soleil avait donné à Manco Capac s’enfonça dans le sol, et ils fondèrent la ville. Ils apportaient avec eux l’arbuste coca, un cadeau du Dieu créateur qui leur avait dit : « Puissiez-vous toujours me considérer comme votre père et enseigner aux enfants à m’honorer comme tel ! ». Cuzco est encore aujourd’hui la capitale de la coca.

Une autre version du mythe assure que Manco Capac triompha de ses trois frères et de leurs sœurs-épouses pour instaurer la civilisation ! Qu’importe ! Il y eut ici en des temps ô combien reculés, un Age d’Or, une connaissance véritable ; c’est-à-dire que le Lien Terre-Ciel fonctionnait justement… Nous en avons, au fond de nous, la nostalgie. Nous voudrions tous vivre dans un monde autre que celui que nous connaissons. Sans cesse les paradis qui habitent encore nos rêves remontent de notre mémoire cellulaire pour se traduire par des utopies qui n’arrivent jamais à maturité. Dans la culture judéo-chrétienne où notre société plonge ses racines, le mythe du paradis perdu est encore vivace. A en croire la Genèse, l’Homme Primordial habitait le “Jardin d’Eden” qui n’était que paix et amour. Tous les règnes de la création communiquaient dans l’harmonie et le Créateur était dans le contentement.

Cet état paradisiaque a-t-il existé dans la réalité terrestre ? On en doutait fortement jusqu’à une époque récente où une découverte vint perturber gravement les hypothèses des ethnologues ! Des amérindiens construisirent au nord du Pérou, il y a cinq ou six mille ans, les six pyramides de Caral[1] aussi imposantes que celles d’Egypte, la plate-forme qui les relie, l’amphithéâtre et le temple découverts il y a quelques années par l’archéologue péruvienne Ruth Shady. Pendant 1000 ans, les nombreux habitants de cette cité vécurent dans la paix, la joie et l’abondance. Ils cultivaient et commerçaient. Nulle trace de céramiques, ni d’outils de fer, aucune trace de guerres, de combats, de signes de peurs. Par contre, au fond des récipients qu’ils utilisaient, des traces blanchâtres d’aphrodisiaques, d’ayahuesca, de médications à base de plantes. C’est le seul endroit actuellement connu au monde qui témoigne d’un âge d’or ancien, la seule preuve connue que la guerre et le meurtre ne sont pas constitutifs de la nature humaine ! Cette cité aurait disparu à la suite d’aléas climatiques. Cette découverte met en miettes l’hypothèse que la guerre est inhérente à la condition humaine, comme veulent le faire croire ceux qui en font leur commerce ou qui acceptent l’état des choses en justifiant leurs lâchetés et leurs impuissances par une conception mentale !

Quelles sont les causes de cette éclipse presque totale des valeurs naturelles les plus saines, celles de joie, d’amour, d’abondance, de paix ? Comment s’est produit cette contre-nature qui pousse l’homme à la domination, au meurtre, à la guerre, au génocide, à la surexploitation des richesses dites naturelles ? Péché originel, ignorance, « erreur à l’égard de l’Origine »[2 ? Cette dernière dénomination est pour moi la plus juste. Toujours est-il que le mental humain a voulu instaurer sa domination sur la nature. Les traditions issues de la Tradition primordiale ont su longtemps maintenir la justesse, mais elles furent submergées, au fil des temps, par les projections mentales qui distordent l’Ego de la personnalité divine en chaque humain en sa caricature qu’est l’égo mesquin, individualiste, coupé de la Source de l’Unité du multiple. De l’indivi-dualité, le 2-1 de l’Evangile de Thomas, cette déformation a fait de chaque terrien un individu-alité, le 2 coupé de l’unité, hors de son lit, pris et déchiré dans les rets de la dualité ! Ainsi se sont succédés âges d’or, d’argent, de bronze et de fer, ultime aboutissement que nous vivons actuellement dans sa phase de destruction la plus grande, tandis que s’ensemence un nouvel âge d’or à venir. Ainsi se succèdent les cycles depuis la nuit des temps ! René Guénon précise que dans chaque âge se succèdent d’ailleurs les âges d’or, d’argent, de bronze et de fer. Serions-nous dans l’âge de fer de l’âge de fer ?

A Puno, nous avons rencontré Fernando qui va nous accompagner toute une semaine dans la vallée des Incas. Austère et froid d’apparence, mais chaleureux sans sentimentalité, ce fut un guide précieux, alliant des connaissances ésotériques à un savoir scientifique et historique ; il a écrit un livre très bien documenté, expliquant la symbolique des astronomes et des architectes de cette civilisation. Il a écrit, en quelque sorte, l'équivalent là-bas du livre sur la Vouivre, l'équivalent de The Sun and the Serpent [3] pour la Cornouailles ! pour la Cornouailles !... Il a semblé, à certains, être la réincarnation d’un ancien Inca, tant ses connaissances ésotériques sont précises, ses convictions fortes et sa fierté du passé grande ! Il a publié, avec d’autres collaborateurs, un livre remarquable qui résume toutes les observations qui ont pu être faites[4]. Nombre de constatations et d’informations qui suivent proviennent des commentaires qu’il nous fit.

A notre retour à Cuzco, nous visiterons plus longuement cette ville extraordinaire, la cité de l’or. Pour l’heure, nous prenons la direction du Machu Picchu par la route qui suit les méandres du rio Vilcanota.

   [1] - L’aventure humaine : Les pyramides oubliées de Caral, de Martin Wilson (G.B.) - ARTE, le 14-12-2002.

[2] - Karuna Platon – Op. Cit.
[3] - Hamish Miller et Paul Broadhurst – Editions Pendragon, Royaume Unis.
[4] - Fernando Elorrieta Salazar et Edgar Elorrieta Salazar – Cuzco et la Vallée sacrée des Incas – Ed. Cuzco Peru, 2003 – Traductions en Anglais et en Français.

 

L'AUBERGE DE LA CREVASSE, TAMPU MACHAY

 

 

Notre premier arrêt sera pour le site de Tampu Machay, «auberge de la crevasse», impressionnante construction que les Espagnols prirent là aussi pour une forteresse ! Fernando nous certifie que c’était une sorte de douane accueillant, contrôlant et logeant les pèlerins nombreux qui venaient à Cuzco, à pied, par des itinéraires ô combien difficiles et accidentés. Nous allons ensuite vers la Source guérisseuse, ancien lieu de pèlerinage traditionnel, située à quelques centaines de mètres. Elle a trois niveaux. Tout en haut, les quatre portes en trapèze, sceau de la propriété de l’Inca, rappellent qu’il régnait sur les quatre provinces. Au second palier, la source est unique et se divise en deux au dernier palier. Là, sur les conseils judicieux de Fernando, nous faisons le rituel traditionnel, prenant de l’eau de la main droite et de la main gauche, nous nous la versons sur la tête. L’une est yin et l’autre yang. Puis nous montons boire à la source unique qui a donné naissance à ce dualisme…

 

LA VALLEE DES MORTS

 

 

Nous reprenons la route pour Pisaq. Elle suit la vallée fertile du rio Vilcanota, qui se dénomme ensuite rio Urubamba. La vallée sacrée des Incas, étroite et encaissée, étale ses champs fertiles ; ils ont nécessité un travail extraordinaire. Partout, les cultures en terrasse escaladent des pentes abruptes tandis que les villages sont ramassés au bord du rio. Le moindre carré de terre est mis en valeur. Lorsqu’on arrive de la pauvre Bolivie, on est frappé ici par la proximité des arbres, par l’abondance de la végétation qui devient de plus en plus luxuriante au fur et à mesure que l’on descend vers Agua Caliente, porte de l’Amazonie. Dans les champs, les Péruviens cultivent encore un nombre incroyable de variétés de pommes de terre et de maïs, des tubercules appelés ocas. « La terre est aimée comme une mère. Elle distribue les récoltes servant à nourrir l’humanité ; les femmes enceintes adressent leurs prières à la mère terre. Les Péruviens honorent particulièrement la terre à l’époque des semailles, et aspergent les champs de chicha (maïs fermenté).
Le maïs, la coca, la pomme de terre sont des plantes sacrées de nature féminine. (1)» Dans certaines danses traditionnelles au son des grandes quena, l’homme représente l’oca et la femme la pomme de terre.
Au hasard de la route, nous voyons les troupeaux de moutons, de lamas, d’alpagas qui paissent sous l’œil des bergères quechua dans les espaces moins fertiles.
Nous nous arrêtons dans un site extraordinaire, des ruines perchées sur une colline escarpée.

 

Nous escaladons tant bien que mal les champs en terrasse pour dominer une immense falaise, d’une hauteur remarquable, suivant la vallée. C’est celle des morts, celle du vieux condor dont la silhouette est comme imprimée dans la roche. Là les pèlerins âgés venaient pour mourir, là on apportait les corps des défunts pour les rites mortuaires : les prêtres procédaient aux cérémonies ; les corps étaient préparés, éviscérés, desséchés et momifiés. Les inhumations se faisaient dans les grottes de la falaise qui étaient ensuite obstruées. Un nombre inimaginable d’indiens reposent là. Fernando nous dit que les grottes ouvertes sont celles qui ont été profanées. Dans ce lieu, en lien avec la constellation du condor, le « Vieux Condor » emporte l’âme des morts dans la voie lactée (comme les âmes des pharaons rejoignaient après leur mort la constellation d’Orion). Mais, nous précise Fernando, les nobles n’ont pas besoin du Condor pour rejoindre les étoiles ! Cela se comprend en vérité si l’on sait ce qu’est la noblesse véritable, celle du corps, du cœur et de l’esprit, tout comme l’est la royauté véritable. Dans la prière suivante datant de deux millénaires avant J.-C., les traces de la Tradition primordiale sont perceptibles :  

 

 

 

« Viracocha, seigneur de l’Univers
Que tu sois masculin ou féminin
Seigneur de la reproduction
Qui que tu sois
Seigneur de la divination, où es-tu ?
Peut-être es-tu en haut,
Peut-être es-tu en bas.
Ecoute-moi :
Dans le ciel au-dessus, où tu es peut-être,
Dans la terre au-dessous, où tu es peut-être.
Oh viens donc, Toi qui es grand comme les cieux
Seigneur de toute la terre, grande cause première,
Orienteur des hommes,
Dix fois je t’adore, en conservant mes yeux tournés vers le sol,
Cachés par les cils, je te cherche.(2) »

Sans doute est-ce mal compris actuellement et la traduction est-elle maladroite. Elle garde les traces de vérités métaphysiques anciennes. Ne dit-on pas que de son souffle, il aplatit ou élève les sierras, il allonge les plaines, comble les vallées. L’eau ou le feu jaillissent des rochers sous ses pas. Viracocha est partout, sans localisation ; il est la source originelle, « la grande Cause première », au-delà du masculin et du féminin, l’ancêtre originel qu’on pourrait dire androgyne comme il est dit du premier Adam, Adam Kadmon, dans le Zohar.
Cette falaise ressemble en tout point à celle de Bandiagara où les Dogons, au Mali, inhument leurs morts dans les grottes en descendant les corps depuis le sommet de la falaise avec des cordes, comme ici. Ils sont en lien avec la planète Sirius.
Les Indiens savent qu’ils sont éternels. Ils « croient que les esprits de leurs ancêtres, les sages guérisseurs, ont rejoint la sagesse du grand Esprit lumineux, et continuent à travailler dans le monde invisible pour les vivants, communicant sous diverses formes avec l’être humain, pour faire de la terre un lieu de paix et de fraternité.
Les Indiens savent que leur passage sur la terre sera unique. Pour cette raison, ils vivent intensément leur vie sur terre.
Les vivants et les morts sont unis pour toujours.(3) »
Certes, ce sont là les croyances traditionnelles communes à tous les peuples aborigènes. Même s’il y a « réincarnation », sur terre, comme le croient certains, chaque existence restera unique et il est essentiel d’oser vivre !

 

LE MARCHE DE PISAQ

 

A Pisaq, l’ancienne forteresse coiffe le sommet de la haute colline dentelée ; elle est imposante. Ces pierres roses ajustées sont encore mieux taillées que celles de Cuzco ! Elle est au centre d’une couronne de montagnes découpées par les gorges de rios que l’on dit poissonneux. Ce fut jadis un lieu stratégique. Les bâtiments sont impressionnants et les cimetières s’étendent sur plus de quatre kilomètres, donnant une idée de ce qu’a été le peuplement ici.
En bas, dans la vallée, la ville de Pisaq étale un marché inoubliable ! A côté de tout l’artisanat magnifique qui fait le bonheur des touristes, il y a la partie vivante du commerce local. On y trouve tout ce qui est tissé, tout ce qui est cultivé par un peuple industrieux, habile et courageux : mantas - amples châles des femmes, ponchos, étoffes tissées avec le métier traditionnel - le telar de cinturon, lainages et cotonnades. Mais aussi des instruments de musique : harpes, tambours de toutes tailles en peau de lama, sifflets, des sortes de mandoline, des flûtes maintenant en roseau et jadis en os, en souvenir de cet Indien inconsolable qui, après la mort de sa bien-aimée, tailla la première flûte dans l’os de sa jambe ! Des flûtes de terre aussi, renflées comme des grenouilles ! Et puis tout un capharnaum : pharmacopée, calebasses décorées, pommes de terre des plus petites aux plus grosses, quinoa, maïs aux couleurs surprenantes - non seulement jaune d’or, mais noirs ou rouges, fèves, carottes, tomates, rudas - sorte de pigment gonflé, la hierba bona - menthe que l’on fait infuser dans le matte, l’écorce de la chincona capable de lutter contre la malaria, des amulettes, des poudres de toutes les couleurs pour les teintures, des coquillages, des chuquichuquis, insectes noirs et rouges, toutes sortes de chenilles, toute une apothicairerie étrange pour nous. Les guérisseurs, les chamans, tout comme les médecins d’ailleurs, les utilisent. Ils « sont en communion avec les esprits qui les aident.[4 », ils soignent par les plantes, les racines, les feuilles, les fleurs, les fruits, les écorces d’arbre[5]… Mais leurs pratiques et leurs enseignements furent déclarés hérétiques et démoniaques par les évangélisateurs catholiques ! « Les missionnaires déclarèrent que la maladie est une punition de Dieu. Ils martyrisèrent l’âme des Indiens par l’idée du péché, de l’enfer, du démon, et du péché de chair » tout comme ils le firent partout où ils oublièrent que Dieu, l’Energie de la Vie, est Amour !
Par endroits, des marmites chauffent sur le feu de bois. Les Indiens se régalent de boulettes frites farcies de viande et de pommes de terre, de tamales - pains de maïs roulés avec des légumes, de morceaux de cœur de bœuf, de truites du lac Titicaca[6]. Ailleurs, c’est la chicha, faites avec le maïs fermenté qui est vendu dans des jarres de terre séchée.
Les toits des maisons de Pisaq, comme dans tous les villages de la vallée, portent sur leur faîte le couple de taureaux protecteurs qui assure la fécondité[7]. On peut voir dans les champs, ces couples de taureaux attelés aux araires dont le soc est encore en bois. Jadis, et sans doute encore aujourd’hui, « les Indiens des Andes demandaient pardon à la Terre-Mère de l’avoir blessée en labourant pour cultiver le sol et prélevaient ce qui était nécessaire à leur subsistance. Ils lui étaient reconnaissants de les nourrir. De même demandaient-ils pardon à l’animal qu’ils tuaient par nécessité. Ils maintenaient les traditions et légendes de leur race. Tous les hommes rouges savaient que “blesser la Terre est se retourner contre son créateur[8]” »[9]
Que de leçons pour les Occidentaux !

 

 


[1]- Marcelino Barahona dans La médecine des Indiens du Pérou – Faculté de Médecine Paris-Nord, Bobigny, 1992, p. 14.

[2]  - Ibidem.  

[3] - Idem, p. 12.  

[4] - Idem.

[5] - Ils utilisent entre autres :

« - l’algorrobo (Prosofis linensis). De cette plante on extrait un jus, l’algorrobina, qui soigne l’impuissance sexuelle,

- la Misha, mélange de plusieurs plantes, utilisée contre les maladies infectieuses (accompagnée de 10 jours de diète),

- la Callahuala (Polypodium callahualla), dépurative et provoquant la transpiration,

- Escoyonena (Homiantes multiflores), émolliente et diurétique,

- Juan Alonzo (Xanthium ambrosoides), en fusion contre l’alcoolisme,

- l’alchicoria, contre l’anémie,

- del Soldado o’matico (Piper augustifolium), pour cicatriser les blessures. »

Marcelino Barahona dans La médecine des Indiens du Pérou – Faculté de Médecine Paris-Nord, Bobigny, 1992, p. 21.

[6]  Le Pérou est le premier exportateur de… farine de poisson avec laquelle on nourrissait il y a peu herbivores et carnivores !

[7] - Curieusement, le taureau est aussi l’animal totémique des espagnols !

[8]  - « Sauvons les Tribus pour sauver notre avenir » - Dossier de Ariane Fiess, Robert Gelly et Eugène Linden, Revue Ça m’intéresse, n° 130, décembre 1991.

[9] - La Vouivre un symbole universel – Kinthia Appavou et Régor R Mougeot, ch. « L’état naturel de l’homme », 3e édition à paraître prochainement aux Editions EDIRU.

 


 

 

 



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Publié dans soleil des Amériques

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