Partager l'article ! VERS L'ILE DES OUROS: L'ILE DU SOLEIL, LE CENTRE ENERGETIQUE DE LA CORDILLERE Au pied du JAGUAR SACRE. Nous arrivons au Rocher du Jaguar nom ...

SOUS LE SOLEIL
DE LA CORDILLERE DES ANDES
L'ILE DU SOLEIL,
LE CENTRE ENERGETIQUE
DE LA CORDILLERE
Au pied du JAGUAR SACRE.
Nous arrivons au Rocher du Jaguar nommé Titi-Kak ; il donna son nom au lac le plus haut du monde, cette mer des Andes de 8 300 km2 d’eau douce. Il est véritablement impressionnant ; la tête du jaguar est nettement visible dans le rocher. Mariano, Nelson et leur acolyte le bénissent, l’aspergent d’alcool, assumant ainsi leur fonction traditionnelle. Lorsque je m’approche du rocher, je ressens une énergie intense comme jamais je n’en ai ressentie dans d’autres Hauts-Lieux pourtant très chargés.
Mariano officie; au fond, le Tiki Tak. Si le lac Titicaca est le centre énergétique de cette Cordillère des Andes, ce rocher en est le point fort ; là nous sommes sur un axe cosmo-tellurique extraordinaire, un axe du monde plus impressionnant encore que ceux du Mont-Saint-Michel en France ou de Védra à Ibiza. Là, Viracocha a créé l’univers, la terre, la lumière, les animaux et l’homme ! Et Manco Capac, le premier homme, est sorti, le bras droit levé, de ce lac ! Le vol de l'aigle noir. Celui-ci est aussi céleste puisqu’un mythe raconte que le dernier des jaguars, après leur extermination par l’homme, a trouvé refuge dans la lune qui le cache et le protège. C’est depuis ce temps-là que ces félins sont devenus nocturnes… Je reviens du nord du Québec et je sais que se noue actuellement l’alliance de l’Aigle et du Condor, des Indiens du Nord et du Sud ; ils conjuguent leurs forces au service de la Terre Mère.
Façade au trois portes du Temple de la Lune. Des fouilles pourraient dégager davantage ce lieu qui fut plus étendu qu’il ne paraît. Alors que le guide, relayé par Eric le traducteur, explique que, jadis, l’île était interdite aux hommes et que les prêtresses qui habitaient ce Temple étaient des vierges consacrées au culte, je suis pris par une impression extraordinaire, celle d’avoir vécu là il y a très longtemps, des millénaires sans doute, une existence de prêtresse occupée à filer le fil de vigogne pour tisser les vêtements sacerdotaux des grands prêtres ! C’est un « ressentir » qui n’a de valeur que pour moi. Quelque chose est inscrit dans ma mémoire cellulaire qui a trait à ce lieu. D’où cela provient-il ? D’une continuité de conscience, c’est certain. Devant les ruines situées en face du temple lunaire, je vois une longue pierre cylindrique sculptée qui était jadis l’objet d’un culte phallique. Une autre participante a vécu là, elle aussi, à cette époque ; elle fut ma compagne en des temps moins anciens sur des terres celtes ou viking ! Tant de mystères s’inscrivent dans l’Illusion où nous sommes immergés, dans le rêve que nous traversons, dans cette Manifestation si extraordinaire et si mystérieuse… L'ensemble des ruines sur les pentes abruptes de l'île.
Le jaguar parfaitement tracé au sommet du rocher ! Certains rejoignent l’embarcadère par le rivage ; d’autres, plus aguerris, escaladent le flanc abrupt de l’île par le sentier des bergers pour jouir d’un paysage pour moi particulièrement émouvant, surtout lorsque, suivant la ligne de crête, nous redescendons le long du Temple des prêtresses de la Lune. [1] - L’être vierge est « vierge de toute notion, y compris de la notion de virginité » ( Emmanuel-Yves Monin). AUX ÎLES DES OUROS
Eric devant l'autel.
De jeunes touristes, boliviens ou péruviens, escaladent le rocher sacré. Cela ne dérange en rien nos chamans. Sur le grand autel dressé en plein air devant le Titi-Kak , nous nous réunissons en cercle pour un rituel à la Pachamama ; après l’Akulli, nous nous donnons l’accolade. C’est un long moment d’intense émotion.
Partout où nous irons par la suite, nous retrouverons ces jeunes touristes, des lycéens boliviens ou péruviens à la recherche, certes un peu exubérante, de
leurs origines. Au Pérou plus particulièrement, les adolescents se paient, grâce
à la vente d'artisanat ou par le gain de petits services, ces voyages, patronnés par
l'enseignement pour partir à la quête de leur culture ancestrale, celle des Incas, et retrouver la fierté d’un passé millénaire. C’est un effort touchant, surtout en Bolivie, dans
un pays si pauvre et si démuni, et prometteur d’avenir.
Un peu plus loin sur le flanc de la colline, au-delà du rocher, il y a les ruines de Chincana, le temple solaire avec la grotte adjacente, un palais et un cloître ; tout cela forme un véritable dédale de salles et d’escaliers car les niveaux sont différents ; leurs fenêtres dominent l’île d’une manière impressionnante. Dans toutes les Andes, la Fête du Soleil, l’Inti Raymi correspondau solstice d’hiver.
En redescendant, au-dessus de ma tête, un aigle noir plane longuement ; c’est l’oiseau céleste dont l’énergie vient compléter celle du jaguar.
Le Temple de la Lune
Le lendemain, le même bateau nous mène sur l’île de la Lune, située en face de celle du Soleil. Nous accostons près du village et nous sommes assaillis gentiment par une horde de femmes et d’enfants vendant des souvenirs. Le gardien du lieu nous guide pour escalader le flanc de la colline jusqu’à la grande cour rectangulaire du Temple de la Lune dont la façade, sans doute restaurée, est encore grandiose. En face d’elle et sur les côtés de cette cour, des murs et des habitations en ruines.
Dans sa vocation première, cette île n’était nullement interdite aux hommes. Ceux-ci construisirent et entretinrent ce temple ; ils s’occupaient des cultures vivrières, assuraient les allées et venues en bateau, allaient à la pêche et mille autres choses. La virginité physique n’avait aucun sens[9] au temps de cet âge d’or, ou à tout le moins d’argent. Si elle fut imposée par la suite, ce ne fut qu’à une époque où la connaissance traditionnelle était perdue, celle de la décadence inca correspondant à la plus grande puissance apparente de son empire. Tant de légendes ne reposent sur rien, interprétations des conquérants qui projetaient leurs maladies mentales sur des traductions approximatives, sur des faits et des notions qu’ils ne pouvaient ni ne voulaient d’ailleurs comprendre ! Ou bien perte de la connaissance par ceux qui répètent de génération en génération ce qu’ils ne comprennent plus et réduisent tout à leurs limitations. au temps de cet âge d’or, ou à tout le moins d’argent. Si elle fut imposée par la suite, ce ne fut qu’à une époque où la connaissance traditionnelle était perdue, celle de la décadence inca correspondant à la plus grande puissance apparente de son empire. Tant de légendes ne reposent sur rien, interprétations des conquérants qui projetaient leurs maladies mentales sur des traductions approximatives, sur des faits et des notions qu’ils ne pouvaient ni ne voulaient d’ailleurs comprendre ! Ou bien perte de la connaissance par ceux qui répètent de génération en génération ce qu’ils ne comprennent plus et réduisent tout à leurs limitations.
De retour à l’embarcadère, nous longeons la côte à travers galets et éboulis, sous la conduite de Mariano. Il s’arrête, inspiré par la Pachamama, près d’un grand rocher qui a arrêté sa chute juste au bord de la mer. Nous ferons là un rituel, mariant les eaux des îles Hawaï à celles du lac Titicaca, ainsi que celles de l’Océan Indien, unissant l’énergie du dauphin à celle du jaguar. Après avoir mangé rituellement les feuilles de coca ensemble une nouvelle fois, nous formons deux cercles, les pieds dans l’eau. Le cercle des femmes est entouré par celui des hommes. Instant d’union totale entre nous, mais aussi avec les éléments, avec la Terre-Mère et le Ciel-Père, avec le cosmos, avec le Tout de la vie manifestée. Sur le rocher une ligne blanche très visible dessine comme une carte de géographie. Mariano y voit la carte de la Bolivie !
Mariano près du rocher.
La Terre Mère n’a que faire des frontières artificielles tracées par les fantasmes humains ! Chacun de nous, même inspiré, peut ainsi laisser ses notions dévier l’inspiration qui le traverse. Mon « ressentir » me fait dire que c’est là le plan du Temple de la Lune ! Cela n’est peut-être qu’une projection aussi ! Par contre, en haut du rocher, dans le creux, se voit très distinctement la gravure du jaguar ! Je l’ai montré à Mariano et aux autres…
La Terre Mère n’a que faire des frontières artificielles tracées par les fantasmes humains ! Chacun de nous, même inspiré, peut ainsi laisser ses notions dévier l’inspiration qui le traverse. Mon « ressentir » me fait dire que c’est là le plan du Temple de la Lune ! Cela n’est peut-être qu’une projection aussi ! Par contre, en haut du rocher, dans le creux, se voit très distinctement la gravure du jaguar ! Je l’ai montré à Mariano et aux autres…
DE COCACABANA
[1] - Jehan Vellard – Dieux et parias des Andes. Les Ouros. Ceux qui ne veulent pas être des hommes. – Ed. Emile Paul, 1954, p. 182.
Lac Titicaca, vue par satellite.